Dans les échanges professionnels, certaines formulations s’imposent sans être interrogées.
« Merci de… » fait partie de celles-là. Courte, efficace, socialement acceptable, elle semble cocher toutes les cases d’une communication professionnelle maîtrisée.
Pourtant, à y regarder de plus près, cette formule révèle un paradoxe : elle mobilise les codes de la gratitude pour exprimer une demande… qui n’en est pas vraiment une. Une fausse politesse, un vrai signal hiérarchique :
« Merci de m’adresser le document avant 18h. »
La phrase pourrait paraître élégante. Elle évite l’impératif. Elle pourrait même donner une impression de considération.
Mais du point de vue du destinataire, le décodage est différent. Le « merci » n’est pas entendu comme une reconnaissance, mais comme un habillage. Le message réel est clair : l’action est attendue, sans discussion.
Ce glissement n’est pas anodin. Il installe une asymétrie implicite :
Celui qui écrit se positionne en prescripteur
Celui qui reçoit est placé en soumis
Sans conflit ouvert, sans tension explicite, la relation se structure autour d’une autorité qui ne dit pas son nom.
Merci de… Mais qu’est-ce que cela produit ?
Les mots façonnent les dynamiques de coopération. Une formulation comme « Merci de… » agit comme un micro-signal managérial répété.
Ses effets sont souvent diffus, mais réels :
Une réduction de l’espace de dialogue
Une exécution rapide, mais peu engagée
Une responsabilisation affaiblie (on fait “parce qu’il faut”)
Et pour peu qu’il n’y ai pas de lien hiérarchique, un « refus d’obstacle ».
À terme, cela peut nourrir une forme de conformité silencieuse, peu compatible avec les environnements où initiative et discernement sont attendus.
Le piège de croire que l’intention suffit
La plupart des dirigeants et cadres n’utilisent pas cette formule pour imposer. Elle est souvent choisie pour aller vite, rester courtois, éviter la brutalité d’un ordre direct.
Mais en communication, l’intention ne protège pas de l’impact. Ce qui compte, c’est ce qui est perçu — et répété.
Or, « Merci de… » appartient à ces formulations qui ferment plus qu’elles n’ouvrent, tout en donnant l’illusion inverse.
Réintroduire du choix, sans perdre en clarté
Sortir de cet automatisme ne signifie pas renoncer à l’exigence. Il s’agit de reformuler en assumant une demande explicite, qui laisse une place à la réponse.
Exemples :
« Merci de finaliser ce dossier pour demain. » => « Peux-tu finaliser ce dossier pour demain ? »
« Merci de me faire un retour rapidement. » => « De quel délai as-tu besoin pour me faire un retour ? »
« Merci de prioriser ce sujet. » => « Est-ce que ce sujet peut être traité en priorité de ton côté ? »
La différence est subtile, mais structurante : la demande devient explicite, et la responsabilité partagée.
Redonner au « merci » sa fonction première
Le « merci » est un puissant levier dans les relations humaines, hiérarchie ou pas… à condition d’être utilisé pour ce qu’il est : une reconnaissance.
Employé après coup, il valorise, renforce, engage :
« Merci pour la précision de ton analyse. »
« Merci pour ta réactivité sur ce sujet sensible. »
C’est là qu’il construit la relation, au lieu de la contraindre.
Un enjeu de leadership discret, mais décisif
Ce ne sont pas seulement les décisions qui comptent, mais la manière dont elles circulent.
Abandonner « Merci de… », c’est renoncer à une forme d’autorité implicite pour lui préférer une autorité assumée, claire et qui fait la part belle au dialogue.
Un ajustement linguistique, en apparence. Un marqueur de leadership en profondeur pour accéder à plus d’engagement de chaque membre d’une équipe !
Alors, pensez-vous avoir quelque chose à faire bouger ?
Le monde professionnel évolue sans cesse. Il est essentiel, en tant que dirigeant, de s’adapter et se positionner efficacement face aux changements. Que ce soit en réponse à des mutations économiques, des restructurations d’entreprise ou des évolutions technologiques – de surcroît avec l’arrivée de l’Intelligence Artificielle qui envahit notre quotidien et bouleverse nos habitudes – notre capacité à naviguer avec agilité et assurance est indispensable.
Chez Alixio Activ, nous avons développé des approches et outils pour accompagner les dirigeants et les cadres exécutifs dans leur carrière, qu’ils soient en poste, en mobilité interne ou en transition professionnelle, en leur offrant des clés de réussite solides.
Comprendre le changement
La première étape pour se positionner face au changement est de l’accueillir, puis le comprendre et enfin, l’accepter. Le changement peut bouleverser notre équilibre, mais il est également une formidable opportunité de croissance et de renouveau. En tant que dirigeant, voir le changement comme un levier pour repenser ses stratégies, ses objectifs, renforcer son engagement et par ricochet, celui de ses équipes, est essentiel.
Que l’on soit en transition professionnelle ou en poste, il est bon de prendre le temps de cartographier ses besoins les plus essentiels. Ils sont la source de nos sentiments. Ils nous poussent à réagir plutôt qu’à agir dès lors qu’ils ne sont pas nourris. Derrière chaque émotion négative, il y a un besoin non assouvi. Prendre conscience de ces derniers est une clé formidable pour appréhender le changement avec plus de sérénité.
Dans la continuité, savoir où se logent ses talents permet de bâtir une trajectoire de carrière solide en lien avec ses aspirations profondes et ses ambitions professionnelles. C’est cette cohérence entre “ce que l’on sait faire”, “ce que l’on aime faire” et “ce dont le marché a besoin”, qui crée un alignement durable.
Accepter le changement
Lors d’un changement, de surcroit lorsqu’il est subi, la gestion des émotions peut être compliquée. La colère, la frustration, l’incompréhension ou parfois la peur peuvent prendre le pas. Nous pourrions penser que seul le temps est le remède, mais parfois, nos émotions continuent à prendre place. À ce stade, il semble nécessaire de les accueillir dans la perspective de les laisser partir définitivement. Dans le cas contraire, elles peuvent revenir sans crier gare. Ce processus permet de fermer la porte en décidant de ce que l’on laisse partir et ce que l’on garde (nos apprentissages) et ainsi, de créer un nouvel élan vers une perspective professionnelle plus sereine.
Anticiper le changement
L’anticipation, ou tout du moins la préparation, est stratégique pour ne pas subir le changement. L’idée étant de se projeter vers l’avenir pour identifier là où vous aimeriez être en tant que Dirigeant dans 5 ou 10 ans, et par ricochet, définir ce que vous souhaitez pour aujourd’hui. L’un des éléments de préparation va être d’activer et/ou de créer de nouveaux réseaux qui faciliteront la mise en mouvement lors du prochain changement. L’acculturation et la formation peuvent être également à anticiper selon la direction que vous imaginez prendre.
Un Exécutif Coach Certifié, ex-dirigeant en entreprise, saura vous aider à clarifier ce dont vous avez réellement besoin, définir vos talents, mais aussi identifier vos priorités et renforcer votre posture. Se faire accompagner, c’est prendre sa carrière en main, c’est un cadeau que l’on se fait pour un avenir choisi.
Le concept du flow, de quoi s’agit-il ? C’est ce moment où vous êtes tellement absorbé par ce que vous faites, que le temps disparaît. C’est là que se cache votre zone de génie : celle où vos talents naturels rencontrent une activité qui vous met en énergie, vous stimule, vous élève.
Se préparer à réussir le prochain changement
Comment faire une bonne impression dès les premiers instants ? Par quels moyens incarner en conscience sa posture de Dirigeant ? De quelle manière créer le lien avec ses prochains interlocuteurs ? Quelles méthodes utiliser pour se synchroniser avec eux pour les convaincre ?
Il est essentiel d’intégrer et pratiquer des techniques de communication, de préparer par anticipation des échanges stratégiques potentiels, pour s’assurer de convaincre et accéder à sa prochaine évolution de carrière.
Alors, quelles décisions souhaitez-vous prendre pour accueillir le changement avec optimisme ? Quels sont les signaux que vous avez trop longtemps ignorés et qui vous empêchent d’aborder le changement avec sérénité ?
Penser sa carrière n’est pas un luxe, c’est une nécessité pour construire une trajectoire professionnelle sereine, viable et pérenne.
Nous sommes là pour vous aider à anticiper et vivre votre prochain changement.
Mais de quoi parle-t-on exactement quand l’on parle de santé mentale ?
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la santé mentale est un état de bien-être dans lequel une personne peut réaliser son potentiel, faire face aux tensions normales de la vie, travailler de manière productive et contribuer à sa communauté.
La démultiplication des transformations en entreprise, les enjeux de performance, l’envahissement des process qui ne devaient être à l’origine que des moyens et qui deviennent une fin en soi, poussent à la perte de repères et/ou de sens ; sans oublier l’augmentation des risques psycho-sociaux comme le harcèlement ou le manque de reconnaissance… S’ajoutent à cela la fragilité individuelle liée à des situations personnelles parfois difficiles et le contexte géopolitique qui ne contribue pas à la sérénité des êtres.
La santé mentale des collaborateurs et des cadres dirigeants n’est pas un sujet sur lequel les entreprises peuvent faire l’impasse. Tout professionnel peut être exposé à des niveaux de stress élevés, pouvant entraîner des troubles psychologiques, notamment l’épuisement professionnel (burnout).
Toutes les études sont unanimes, la santé mentale doit devenir une priorité pour les entreprises modernes. En France, 27 % des salariés ont eu recours à un arrêt maladie en 2023, notamment pour récupérer psychologiquement d’un travail trop intense (20%), 41 % des cadres supérieurs déclarent souffrir de stress chronique et 26 % d’entre eux sont touchés par des symptômes d’épuisement professionnel.* *Institut Montaigne (2023)
Quelles sont les initiatives prises par les entreprises pour répondre à cette problématique ?
Plusieurs initiatives ont été mises en place pour répondre à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Cela peut se traduire par des politiques de travail avec des horaires aménagés, la réduction du présentéisme et le télétravail ; même si, pour certains, il ne fait malheureusement qu’accroître leur mal-être.
La santé mentale en entreprise est un enjeu crucial.
De nombreuses entreprises offrent des services de soutien psychologique, comme des consultations spécialisées et anonymisées avec des psychologues du travail. Depuis quelque temps, les entreprises se dotent également de Chief Happiness Officers qui ont la charge de mettre en œuvre les conditions idéales de travail pour favoriser le bien-être des collaborateurs et leurs dirigeants.
L’une des pistes majeures est probablement la prévention. La formation aux Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) : permet aux cadres et dirigeants d’identifier et de réagir de manière appropriée face à des signes de détresse psychologique chez leurs collaborateurs. En entreprise, ces formations contribuent à créer un environnement de travail davantage bienveillant et réactif aux besoins des collaborateurs.
Enfin, adopter un management centré sur l’humain, encourageant les dirigeants à reconnaître les signes de surmenage chez eux et leurs équipes, est essentiel. Former les managers à la gestion du stress et à la régulation émotionnelle devient également un levier clé pour prévenir le burnout.
Plus qu’une stratégie, les entreprises doivent initier une vraie culture d’entreprise
Cela créera les conditions idéales où bienveillance, environnement sain, management tourné vers l’humain seront au cœur de l’organisation, où les missions de chacun seront claires et où il serait acté que la frontière entre la vie professionnelle et la vie personnelle ne peut être que poreuse.
S’il semble évident que l’entreprise a un rôle majeur à jouer, les salariés se doivent également d’être acteurs de leur propre santé mentale. C’est ensemble, entreprise, salariés et dirigeants, que le bien-être au travail se verra renforcé.
Les coachs Alixio Activ, en tant que spécialistes de l’accompagnement des cadres et dirigeants dans leurs évolutions et changements de carrière, contribuent en travaillant sur les notions de résilience, l’écoute active et empathique, mais aussi, l’identification des sources de stress avec la mise en œuvre de solutions concrètes et personnalisées. Cela se fait au travers de séances individuelles (coaching ou outplacement) ou d’ateliers en groupe pour travailler sur la gestion des émotions, la prise de décision éclairée et la communication assertive.
En tant que coach et consultante, je suis convaincue qu’il est possible de transformer ces défis en opportunités. En accompagnant les cadres dans leur évolution, nous les aidons à développer des compétences durables qui renforcent non seulement leur performance, mais aussi leur bien-être.
Ensemble, nous pouvons bâtir un futur professionnel où la santé mentale est pleinement intégrée à la réussite, tant individuelle que collective.
*Pour 82% des dirigeants français, la prise de décision est jugée angoissante. 7 managers sur 10 disent se fier à leur instinct. Ces dirigeants disent manquer de temps pour prendre des décisions et soulignent la complexité des processus au sein de leur entreprise. * Source Maddyness – 2020
Qui y a-t-il derrière cette angoisse face à la prise de décision ? Quels en sont les facteurs ? Quels en sont les impacts ?
Dans le cadre de mes accompagnements auprès des Dirigeants chez Alixio Activ, je me suis rendue compte de leur difficulté parfois à décider, que ce soit pour un projet, une orientation stratégique ou une opportunité professionnelle. Pour autant, tous ces dirigeants que nous accompagnons en coaching individuel ou lors d’une transition professionnelle sont confrontés quotidiennement à la prise de décision. C’est l’essence même de leurs fonctions.
Alors, pourquoi leur est-il parfois si compliqué de décider ?
Nous sommes nombreux à ne pas faire la différence entre décider et choisir. Faire un choix repose sur des critères rationnels à partir d’informations concrètes, à partir d’un savoir. Ces critères sont portés à notre connaissance avant de choisir, et donc d’agir par notre mise en mouvement
L’étymologie du mot Décider vient du latin decidere, qui veut dire « couper », « trancher ».
Prendre une décision, c’est au contraire trouver l’énergie pour s’engager en l’absence de critères et/ou d’arguments tangibles. C’est décider avec le doute bien installé sur notre épaule. C’est faire face à l’imprévisible, à l’incertitude. Et enfin, c’est aussi choisir avant de savoir si notre décision est la bonne. D’ailleurs, le simple fait de décider suppose que nous ne savons pas.
Cela semble vouloir dire qu’il nous faut prendre des risques et sortir potentiellement de notre zone de confort. Je constate ainsi l’importance de la confiance en soi dans le fait de décider.
Le philosophe Charles Pépin a dit « Choisir, c’est savoir avant d’agir et Décider c’est agir avant même de tout savoir. Le choix raisonne, la décision actionne. »
Lorsque nous décidons, nous savons qu’il va nous falloir en assumer d’éventuelles conséquences, sachant que l’on peut se tromper. Alors la peur que l’on ressent, à cet instant, qu’elle soit conscientisée ou non, joue des coudes pour prendre de la place. Cette peur qu’instinctivement nous cherchons à fuir nous est nécessaire. Elle nous pousse à nous mettre en action. Ce qui veut dire que sans la peur, nous n’agirions pas. A nous de donner la juste place à la peur pour être capable de décider sans qu’elle nous immobilise.
D’ailleurs, nous l’avons tous constaté, cette recherche de sens que nombreux expriment, est pour partie, liée au besoin de « faire ».
Que risque-t-on à ne pas décider ?
Notre quotidien risque d’être une suite de non-choix, quitte à ce que notre carrière nous file entre les doigts et que notre confiance soit mise à mal. Le philosophe et romancier Charles Pepin a dit « pas de confiance en soi sans l’art de la décision ».
Ne pas décider nous met face au déni et c’est ce déni qui génère l’angoisse. A l’inverse, prendre une décision, c’est nous munir de courage pour trancher. Cela nous fera nous sentir plus fort parce que l’on sait l’avoir fait en conscience, que l’on s’est écouté, que l’on a fait confiance à notre instinct. S’écouter permet de stopper la cacophonie intérieure entre notre raison et notre sensibilité », explique le philosophe.
Mais pour s’écouter il faut prendre du temps. Malheureusement, nous en manquons très souvent. Alors, apprendre à bien dissocier l’urgence de l’important semble être une des clés. Plus nous prendrons des décisions en conscience, plus notre confiance en nous-même se renforcera. Dans le cas contraire, nous nous priverons de notre liberté de choisir car la vie, l’univers, le karma (appelons-le comme nous le voulons) se chargeront de prendre la décision à notre place. Et puis, il me semble important de ne pas oublier que même si nous avons le sentiment d’être seul face à la décision, nous pouvons décider que la réalité soit différente. Nous sommes des êtres de relation. Les autres peuvent nous aider à clarifier nos idées et ouvrir une troisième voix jusqu’alors inexploitée.
Source et Bibliographie Charles Pépin, la confiance en soi, Paris, Pocket – 2018 Danielle Darmouni et Philippe Gabilliet, Les artisans du Devenir, Pearson – 2011
La confiance en soi est-elle définie par la génétique ? Est-elle innée ? Est-elle durable ? Sur quoi repose-t-elle ?
La confiance en soi repose sur notre capacité à garder notre âme d’enfant à l’âge adulte. Elle n’est en rien liée à la génétique ni à la biologie. C’est la combinaison de trois leviers que sont la confiance en les autres, notre compétence et notre capacité à croire en la vie.
Que viennent faire « les autres » dans le développement de notre confiance en soi ?
En tant qu’être humain, nous avons besoin de relation aux autres et, cette relation est au cœur de la confiance en soi. Elle se développe grâce aux regards, aux dires et aux apports des autres. La présence de nos semblables développe notre capacité à nous engager sereinement vers des choses inconnues. Alors, avoir confiance en soi, c’est avant tout croire en les autres car ils contribuent à nous rendent meilleur. Et si ceux-là mêmes nous font confiance, c’est probablement que nous pouvons croire en nous.
Ce qui suppose que lorsque l’on exprime un manque de confiance en soi, en réalité, nous induisons manquer de confiance en l’autre, ce qui nous génère de l’anxiété. Cela appuie sur l’un des besoins les plus primaires de l’être humain : La sécurité.
L’astuce en management est, avant tout, de rassurer la personne pour ensuite lui faire confiance, le rendant ainsi plus fort avec plus d’assurance, sans oublier de valoriser/célébrer chacune de ses avancées.
Avoir une confiance stable et durable
Maintenant que nous savons devoir puiser notre confiance en nous en nous appuyant sur nos relations interpersonnelles, qu’en est-il des autres leviers ?
L’étymologie du mot Décider vient du latin decidere, qui veut dire « couper », « trancher ».
Au-delà de ses prédispositions, un sportif de haut niveau accède à la performance parce qu’il s’entraîne, pratique, répète encore et encore des heures durant jusqu’à ce que le geste soit sûr et la compétence soit ancrée. Alors pour prendre ou reprendre confiance, le « faire » nous permettra de progresser dans nos apprentissages, notre connaissance de nous-même au travers de nos forces, nos qualités, nos points de faiblesse mais aussi, de définir ce que l’on aime ou n’aime pas.
Au travers du développement de la compétence, tout l’enjeu est d’apprendre à mieux se connaître pour une confiance plus durable. Quelque part, ce n’est pas tant la compétence en elle-même qui est importante mais le chemin qui nous y emmène et, la manière dont on le parcourt qui est génératrice de confiance en soi. Les centres de formation l’ont bien compris en favorisant de plus en plus la modalité de l’AFEST (action de formation en situation de travail).
Dans son livre sur la confiance en soi, le Philosophe Charles Pépin a dit que « le mal de notre monde moderne est lié la sophistication de nos systèmes de production et notre existence ultra connectée qui nous a, de fait, éloigné du « faire » ». De moins en moins, nous avons l’opportunité de faire par nous-même. Par exemple, un maraicher qui cultive ses légumes, peut voir dans le regard de ses clients la satisfaction à lui acheter. En revanche, il est bien plus compliqué de ressentir cela en entreprise car nous sommes davantage dans la mise en place de process.
D’ailleurs, nous l’avons tous constatés, cette recherche de sens que nombreux expriment, est pour partie, liée au besoin de « faire ».
C’est donc là qu’intervient la notion de désir. Avoir confiance en soi, c’est être fidèle à soi, à son désir, son envie, au plaisir de faire, de laisser sa créativité s’exprimer.
Une étroite connexion avec la liberté
La créativité nous pousse à l’immaitrise, au lâcher-prise. C’est la démonstration par excellence de la confiance en soi, nous permettant ainsi d’accéder à une totale liberté. La nôtre !
Pour être libre, il faut aussi accepter de faire confiance à la vie, accepter que l’avenir soit incertain, de ne pas tout savoir avant de prendre une décision, de maitriser ses peurs et, de les mettre au service de nos actions. Charles Pépin décrit la confiance en la vie comme « le sol nourricier de la confiance en soi. ».
Elle est comme une plante que l’on entretien, que l’on cultive, que l’on nourrit.
Je peux voir chez certains dirigeants que nous accompagnons, leur confiance en eux s’ébranler en période de transition professionnelle. C’est comme si toutes leurs compétences et leurs expériences n’avaient plus de valeurs à leurs yeux. Le changement d’environnement, de contexte peut être générateur de doutes, d’incertitudes. C’est pourquoi, chez Alixio Activ, nous mettons tout en œuvre pour activer les trois leviers abordés ici par la confiance que nos coachs placent en eux, le développement de nouvelles compétences et, l’expérimentation par la pratique et le lâcher-prise face à leur avenir. Le sociologue Georg Simmel disait que « la confiance est la suspension temporaire d’un doute. »
Vous l’aurez compris le désir est l’antidote à la crise de confiance et, notre propre liberté à la pleine confiance en soi.
Le corps est un atout fantastique pour exprimer notre créativité, notre liberté et pour porter nos pensées et nos actions. Il est une intelligence à part entière qu’il faut apprendre à comprendre et écouter. Il nous permet de percevoir le monde, notre environnement et d’engendrer nos changements et transformations.
Définition du Corps* : Ensemble des parties matérielles constituant l’organisme, siège des fonctions physiologiques et, chez les être animés, siège de la vie animale. L’organisme humain (opposé à l’esprit, à l’âme) * Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
Notre société qui prône encore trop la fonctionnalité et l’esthétique du corps, l’a très longtemps considéré comme un outil, un objet ; parfois même une arme au service de nos besoins, nos envies, nos obligations. Notre société nous a poussés à le contraindre, le façonner, le pressuriser, alors qu’il est un allié précieux, un guide pour chacun d’entre nous que l’on devrait écouter et dont on devrait prendre soin. Heureusement, notre monde est en train de changer (doucement) et d’évoluer.
Le corps, mémoire de notre expérience
Notre corps révèle ce que nous portons. Il est empreint des marques et des stigmates de notre vie comme mémoire de nos vécus. Grâce à lui, nous pouvons exprimer notre singularité. Il dit de nous qui nous sommes et indique notre présence au temps et au réel (dans l’ici et maintenant) ; « il est l’origine de nos coordonnées » (Dixit William James- psychologue et philosophe américain).
Trop souvent réduit à une simple enveloppe composée de peau et de masse musculaire, il est en réalité, un système à lui seul qui s’exprime de l’extérieur par ses gestes, son cœur qui accélère, sa peau qui réagit, mais aussi de l’intérieur en respirant, frémissant, tremblant, et en se renouvelant. Par l’expression corporelle, nous disons nos émotions et nos pensées avant même que nos mots les verbalisent (Exemple : La crise d’angoisse !)
Il est un écosystème autonome et intelligent, un organe dans lequel la vie s’exprime et où tout est organisé avec harmonie. Grâce à sa mise en mouvement, il sait par résonnance systémique faire bouger chacun des systèmes qui l’entourent. Il nous permet d’incarner, d’ancrer les choses que nous vivons. Il donne l’élan à chacun de nos changements.
Le corps, axe de changement : 5 principes clés
Danièle Darmouni, dans son livre « Le leadership du Vivant », nous a partagé les cinq principes applicables en coaching (les lois du Vivant) : tout est lien, tout est juste, tout est polarité, tout évolue et tout est au commencement. Notre corps incarne ces principes. Il est, par définition, au commencement de tout. Il est indissociable de nos ressources affectives et relationnelles. Il est un terrain d’expression et de communication fantastique et constitue l’une de nos trois batteries, avec la tête et le cœur.
Le corps est la voie du changement pour nous et nos organisations. Comme l’a dit Michel Rebours – dans le livre « Les Artisans du Devenir », « le corps est l’axe du changement, il porte le changement et ouvre ainsi à une réalité nouvelle. Il rend les choses possibles. »
Nous devons apprendre à être attentif aux signaux qu’il nous envoie par ses gestes et mouvements qui sont par excellence, l’énergie vivante de ce que nous sommes.
Prendre conscience de son corps pour réussir son évolution de carrière
Le coaching professionnel, permet aux Cadres et Dirigeants de prendre conscience de leur corps, en mettant de côté leur intellect et en explorant leurs difficultés en appui sur leurs sensations corporelles pour ainsi trouver leurs solutions. Par exemple, en explorant les résonnances du corps lors d’une contrariété ou en présence de la solution envisagée. Cela suppose qu’il faille lâcher « un peu » prise et s’autoriser à s’écouter. Pas facile, me diriez-vous !
Pour y arriver, la méthode « des petits pas » crée la mise en mouvement progressive de notre corps pour donner le « La » et créer l’énergie dont nous avons besoin face au changement rendant nos prochains pas plus assurés.