Entretien d’embauche : comment transformer une objection en opportunité ?

Entretien d’embauche : comment transformer une objection en opportunité ?

Lorsqu’un recruteur émet une objection, nous pouvons avoir des réflexes inefficaces : être sur la défensive, parler sans conviction, trop se justifier, se dévaloriser… Or, une objection ne doit pas nécessairement être perçue comme négative. Des techniques peuvent la transformer en opportunité. Comment tourner cette situation à votre avantage, afin de convaincre et faire la différence ?

Derrière chaque objection se cache une intention

Lorsque vous échangez avec un recruteur, souvenez-vous que les enjeux ne sont pas importants que pour vous. Votre interlocuteur a aussi l’objectif de devoir trouver le bon candidat pour le poste à pourvoir.

En faisant une objection, le recruteur n’essaie pas de vous piéger, mais de savoir si vous êtes la personne idéale pour occuper le poste. Pour cela, il peut donc émettre certaines réticences, pour analyser la manière dont vous allez réagir et quelle va être votre réponse. Pour être à convaincant le jour J, préparez-vous à répondre aux objections du type : « Vous êtes trop cher », « Vous n’avez pas assez d’expérience », « Vous ne connaissez pas bien notre secteur » … Cette préparation vous permettra d’être à l’aise et de rassurer votre interlocuteur, en démontrant votre crédibilité et votre maturité.

Se préparer à répondre aux objections

Si vous n’y êtes pas préparé à répondre à une objection, vous risquez de perdre vos moyens et de répondre de façon agressive ou non convaincante.

Pour gagner en assurance et transformer l’objection en opportunité, il est essentiel de bien vous préparer, physiquement, mentalement et émotionnellement.

Focalisez-vous sur ce que vous maîtrisez, vos compétences, vos qualités et vos atouts pour le poste. Veillez également à bien vous renseigner sur votre interlocuteur, l’entreprise et le poste auquel vous postulez.

Enfin, pour éviter de réagir de façon disproportionnée, il est essentiel de connaître les émotions qu’une objection peut déclencher chez vous, afin de vous entrainer à les maitriser. Comment ? Grâce à la respiration. Pour vous entraîner, imaginez-vous dans une situation qui peut vous contrarier. Lorsque que l’émotion arrive, respirez profondément pour prendre du recul et relativiser. Lors d’un entretien, cette technique vous aidera à ne pas laisser vos émotions prendre le dessus, et à répondre de manière calme et réfléchie à votre interlocuteur.

En amont de vos entretiens, adoptez une bonne hygiène de vie, pour être reposé et dynamique le jour J. Votre communication non verbale et votre posture seront révélatrices de votre état d’esprit et de votre niveau de motivation.

Utiliser des outils pour avoir plus d’impact

Pour répondre convenablement à une objection, il existe plusieurs techniques simples et efficaces :

  • Gagnez du temps

Essayez de faire parler votre interlocuteur pour avoir le temps de réfléchir à votre réponse. Et n’hésitez pas à le questionner pour avoir obtenir plus d’informations. Posez-lui des questions ouvertes pour l’inciter à développer sa pensée : « pouvez-vous m’en dire plus ? » ; « qu’entendez-vous par cela ? » …

Ces précisions vous aideront à comprendre où le recruteur veut en venir et donc à affiner votre réponse. De plus, cela montrera que vous êtes à l’écoute et que vous vous souciez des attentes de votre interlocuteur. De cette sorte, vous marquerez des points en renvoyant une image positive.

  • Reformulez la question

En reformulant la question posée, vous pourrez mieux percevoir où il veut en venir afin de répondre correctement. Soyez concis dans votre reformulation, pour apporter une réponse précise et vous positionner en apporteur de solutions et de compétences. Cette posture rassurera votre interlocuteur sur vos qualités de leader et votre capacité à être à l’écoute de vos futures équipes.

  • Soyez concret

Pour contrer une objection, rien de tel que la preuve par l’exemple. Appuyez-vous sur vos expériences passées pour convaincre le recruteur. Répondre en présentant l’une de vos réalisations aura deux bénéfices : vous replacer dans votre domaine de compétences, et permettre au recruteur de vous projeter sur le poste à pourvoir.

  • Utilisez le silence

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le silence peut s’avérer être un très bon outil en entretien d’embauche, que ce soit pour mieux écouter votre interlocuteur, accentuer un propos, reprendre vos esprits, ou encore négocier. Votre capacité à gérer les silences renverra une image positive et vous aidera à vous détendre pour rassurer et convaincre votre interlocuteur. Travaillez votre respiration en amont pour être à l’aise le jour J et suivez les conseils de nos coachs pour faire bon usage du silence face à un recruteur.

En suivant ces conseils, vous gagnerez en fluidité et parviendrez à transformer une objection en opportunité et en atout. Vous marquerez des points aurez un discours plus impactant pour convaincre le recruteur.

Comment bien parler de ses échecs en entretien de recrutement ?

Comment bien parler de ses échecs en entretien de recrutement ?

Lors d’un entretien d’embauche, il est de coutume de dire qu’il faut savoir se vendre, et parler de ses échecs n’est pas la 1ère chose à laquelle nous pensons pour y parvenir. Et pourtant, expliquer un échec peut démontrer votre professionnalisme.

Pour la petite anecdote, la Finlande, en créant une journée nationale de l’échec, a voulu souligner que l’échec pouvait apporter du positif : l’innovation par exemple, nécessaire pour rebondir suite à un échec.

Pourquoi avons-nous peur d’échouer ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, pour comprendre cette peur d’échouer, il faut savoir d’où cela provient et pourquoi ? En regardant notre peur en face, nous pouvons mettre le doigt sur ce que nous redoutons réellement. Que vient me dire cette peur ? De quoi est-elle faite ? Est-ce nous redoutons une perte d’argent, une perte de temps ? Est-ce la peur d’être jugé ? ou encore de changer de statut social ?

Nous pouvons alors nous questionner : cette peur est-elle fondée ?

Souvent, nous craignons d’échouer à cause du regard des autres : nos proches, nos collègues, notre manager …

Avez-vous déjà échoué jusqu’à maintenant ? Prenez le temps de vous remémorer ces échecs. Quelles ont été les conséquences réelles ? Qu’est-ce qu’ont permis ces échecs au final ?

Bien souvent, nos échecs ont donné lieu à un progrès, un réalignement, une plus grande efficacité.

Finalement, échouer, c’est une opportunité d’apprendre, de grandir, de progresser. Pour avancer, il faut passer par des échecs ! Eviter les échecs, c’est éviter le progrès !

Analyser et comprendre ses échecs pour en parler sereinement, est une attitude responsable pouvant jouer un rôle de tremplin dans le monde professionnel !

Parler de ses échecs en entretien d’embauche

Vous vous êtes entrainé pour répondre aux questions les plus couramment posées, vous avez reformulé plusieurs fois vos réponses pour qu’elles soient les plus efficaces et valorisantes possibles, mais lorsque la question « quel a été votre principal échec professionnel ? » tombe, vous ne savez plus quoi dire !

Quand le recruteur vous demande de parler de vos échecs, il ne vous tend pas un piège, il souhaite simplement apprendre à mieux vous connaître. Il cherche à évaluer votre attitude et votre réaction face à un échec, pour mieux comprendre et anticiper votre comportement au travail.

En expliquant bien votre expérience, votre prise de recul sur celle-ci, vous montrerez au recruteur l’image d’une personne qui non seulement accepte les échecs, mais sait tirer profit de ces épreuves.

Si le recruteur ne vous pose pas cette question, vous pouvez très bien en parler après la classique : « Quelles sont vos qualités et vos défauts ? ».

Quelle expérience mettre en avant ?

Ne soyez pas trop prétentieux et choisissez une histoire qui s’est réellement passée.

Ne choisissez pas non plus un échec lié à une grosse erreur personnelle, ou avec des conséquences graves pour l’entreprise.

Mettez en valeur une expérience, au cours de laquelle vos soft skills vous ont permis de prendre le dessus, et en montrant finalement les conséquences positives pour vous et votre carrière professionnelle.

Quelle méthode utiliser pour bien parler de son échec ?

Pour mettre en avant les points clés tout en répondant efficacement au recruteur, les coachs Alixio Activ vous conseillent d’appliquer la méthode STAR, qui est idéale !

Le « S » pour Situation

Qui explique le contexte de l’histoire pour avoir une vision globale.

Le « T » pour Tâches

Qui désigne votre poste, vos missions et vos objectifs.

Le « A » pour Action

Qui correspond à l’ensemble des actions qui ont été mises en place et les causes de l’échec tout en n’oubliant pas vos responsabilités dans cette histoire.

Le « R » pour Résultat

Qui permet de souligner le bilan et les apprentissages que vous avez pu en faire pour vous, pour votre équipe et pour l’entreprise. Cette façon de parler montrera au recruteur que vous avez su prendre du recul avec maturité.

Ne rejetez jamais la faute sur les autres

Si vous avez rencontré une situation d’échec imputable à un ancien collègue, ne mettez pas ce point en exergue, cela ne changera pas le passé, et cela pourra même être préjudiciable pour votre candidature.

En effet, le recruteur s’interrogera sur votre état d’esprit, votre capacité à vous remettre en question et à assumer vos responsabilités en entreprise au sein d’une équipe.

Se concentrer aussi sur la suite

S’il est important de parler de ses échecs en entretien et de les assumer, il faut aussi savoir rebondir rapidement sur des sujets positifs ou alors, faire réagir le recruteur sur sa vision de l’échec ou comment les situations d’échec sont-elles gérées dans l’entreprise.

En conclusion, parler de ses échecs peut être très valorisant et différenciant pour votre candidature : votre courage, votre humilité et votre maturité retiendront l’attention du recruteur.

La carte mentale au service de la recherche d’emploi

La carte mentale au service de la recherche d’emploi

Une bonne préparation est incontournable pour réussir sa transition professionnelle. Avant de se lancer, il est essentiel d’avoir une vision précise de son réseau, mais aussi de ses compétences et des offres disponibles. Et si vous utilisiez le « mind mapping » pour vous accompagner dans votre recherche d’opportunités professionnelles ?

Le mind mapping, c’est quoi ?

« Mind » signifie « l’esprit » au sens du cerveau qui réfléchit. « Map » signifie « carte ». Le mind mapping, carte mentale ou encore carte heuristique, est donc une cartographie des idées et informations présentes dans notre cerveau, sous forme de schéma.

Ce principe a été théorisé par le psychologue anglais Tony Buzan dans les années 1970. Il consiste à représenter l’information de manière spatiale, visuelle et graphique sur une feuille au format paysage. Il s’agit de reproduire la manière dont notre cerveau fonctionne par association d’idées, créant une arborescence dynamique et simultanée. Cette méthode permet efficacement de mémoriser et interpréter bons nombres d’informations.

Elle peut être utilisée à différents âges avec des objectifs distincts. Aujourd’hui nous allons mettre l’accent sur l’utilisation de la carte mentale au profit de votre recherche d’emploi.

Tout d’abord, vous pouvez vous servir du mind mapping pour visualiser plus facilement les contacts pouvant vous permettre d’accéder à un nouvel emploi. En regroupant de manière schématique les différentes connexions, vous serez plus à même de créer de nouveaux liens, vous ouvrant ainsi de nouvelles perspectives de réseautage.

Vous pouvez également utiliser cette carte heuristique pour établir votre bilan de compétences. En mettant en exergue vos différents savoir-faire, savoir-être et expériences, vous pourrez connecter ces différents éléments entre eux et même en découvrir de nouveaux.

Enfin, elle peut également vous aider à préparer un entretien d’embauche, présenter votre CV d’une manière plus originale ou encore analyser une offre d’emploi.

Et concrètement comment réaliser une carte mentale ?

Vous pouvez la réaliser vous-même en appliquant cette méthodologie : 

– Chaque branche de la carte mentale représente un de vos contacts. Il faut partir d’un nœud central et construire son travail en arborescence.
– Il faut débuter par les informations les plus globales pour aller jusqu’aux plus précises et détaillées.

Prenons un exemple concret pour une recherche d’emploi :

1) Le projet placé au milieu de la carte : recherche d’emploi
2) Les catégories principales permettant de trouver une solution large afin d’atteindre son objectif : amis, collègues, clients, formations
3) Les catégories secondaires permettant de trouver une solution plus détaillée : « société A, client A, formation continue, etc. »

Tips 1 : schématiser et illustrer les informations.
Tips 2 : travailler la carte mentale à votre image.

carte mentale pour recherche d'emploi

Vous pouvez également utiliser des cartes mentales en ligne appelées NRM (Network Relationship Management). Il s’agit de logiciels que l’on trouve sur Internet, permettant de regrouper les différentes informations de vos contacts (numéro de téléphone, contenu de vos échanges, etc.) ou de gérer vos différentes opportunités professionnelles.

Management : l’importance du feedback pour votre équipe

Management : l’importance du feedback pour votre équipe

Télétravail généralisé, changement des modes de fonctionnement en entreprise, nouvelles attentes des collaborateurs …  les managers doivent sans cesse évoluer et s’adapter, pour entretenir une relation de qualité avec leurs équipes. Une des clés pour y parvenir est de faire un feedback régulier aux collaborateurs, pour les aider à progresser et s’épanouir.

Culture du feedback management

Vous souhaitez plus de renseignements sur la culture du feedback ou souhaitez des conseils managériaux ? N’hésitez pas à contacter notre équipe de coachs en outplacement.

Négociation de départ : le choix d’un cabinet d’outplacement pour sa transition professionnelle ?

Négociation de départ : le choix d’un cabinet d’outplacement pour sa transition professionnelle ?

Dans le cadre d’une négociation de départ, il est essentiel d’évaluer la pertinence d’une recherche d’emploi en solitaire au profit d’un accompagnement financier peut-être plus conséquent, par rapport à un package incluant l’accompagnement d’un cabinet d’outplacement. Alixio Activ fait le point sur les bénéfices de ces deux démarches, pour une transition professionnelle réussie.

Transition professionnelle : chercher seul ou se faire accompagner par un cabinet d’outplacement ?

La question se pose souvent lors des négociations de départ ; il s’agit alors de pouvoir estimer le bénéfice d’une recherche solitaire par rapport à un outplacement.

Chercher seul, c’est pour la quasi-totalité des personnes, prendre le risque de fluctuer dans ses humeurs et sa motivation. C’est également rendre plus difficile l’évaluation de ses propres démarches. Être pertinent est difficile quand on est seul. Il est cependant exact que certaines sociétés accordent un package de départ global à leurs employés et que refuser l’outplacement permet parfois d’optimiser la transaction financière.

Inversement, l’accompagnement est une garantie de suivi d’une méthode. Être suivi, c’est également accepter qu’un miroir puisse évaluer vos démarches, ce qui motive. Au quotidien, les points à faire et les documents à compléter avec un coach sont des repères pour garder un rythme de vie équilibré.

En bref, se faire accompagner quand on est en transition professionnelle est bien sûr une option, mais c’est surtout une vraie garantie de construire et de mettre en œuvre un projet professionnel optimisé, un filet de sécurité dans une période qui n’est facile pour personne.