Confiance en soi : Comment la conserver durant une transition de carrière ?

Confiance en soi : Comment la conserver durant une transition de carrière ?

Une transition de carrière peut parfois être source de doutes et abîmer la confiance que l’on a en soi, avec un impact direct sur la réalisation de son projet professionnel.
Cette semaine, nos coachs vous livrent quelques conseils pour renforcer cette confiance et vous sentir plus sûr de vous durant cette période.

La confiance en soi, kesako ?

« La confiance en soi », une expression qui paraît si simple qu’elle en devient compliquée à définir !

Certains s’accordent à dire que la confiance en soi est liée à l’estime de soi qui se « rapporte à la valeur que l’on porte sur soi-même abstraitement ». Ce sont deux concepts très proches avec des approches légèrement différentes de l’image que nous avons de nous-mêmes. On peut avoir confiance en soi sans estime de soi et vice versa.

Le philosophe français Charles Pépin définit la confiance comme : « La capacité à se jeter dans l’action, à sortir de sa zone de confort, à s’aventurer dans le monde avec ses doutes, sans être sûr du résultat ».
Selon lui, la confiance en soi relève d’une alchimie, reposant sur trois piliers qu’il aborde par le biais de la philosophie : la confiance en l’autre, la confiance en ses capacités et la confiance en la vie.

Les chemins qui y conduisent sont multiples mais une fois acquise, elle porte chacun de nous d’une même façon : trouver le courage d’affronter l’incertain au lieu de le fuir, trouver dans le doute la force de s’élancer.

Comment détecter son niveau de confiance en soi en période de transition ?

Durant une transition de carrière, garder confiance en soi constamment peut être difficile. Par exemple, la baisse de moral tout comme la procrastination peuvent faire obstacle à la recherche.

Que faire ? Tout d’abord, accepter des périodes de « baisse de confiance ». En en prenant conscience, on peut élaborer un plan d’action pour travailler sur soi-même.

L’avis d’une coachée accompagnée par Alixio Activ :

  • Comment travaillez-vous votre confiance ?

« J’adore les échanges avec les coachs experts du Cabinet, car j’ai besoin de parler. Je suis sensible à l’idée d’avoir un cercle confidentiel. Je la travaille également grâce au sport, c’est un moyen décompressant qui me permet de penser à autre chose. Les ateliers proposés par Alixio Activ sont un très bon moyen de travailler sa confiance en soi, de bons exercices qui permettent de se focaliser sur soi-même. Plus particulièrement l’atelier des réalisations probantes : cet atelier aide véritablement à rationaliser les choses, à se focaliser sur soi-même ».

  • Qu’est-ce qui est difficile pendant cette période de transition ?

« C’est long, je ne vois pas les journées passées, parfois je me demande ce que j’ai fait ces 6 derniers mois. Le plus difficile, c’est de réussir à bien détecter quand la confiance en soi chute et d’utiliser tous les outils nécessaires pour la rebooster ».

Comment renforcer sa confiance en soi ?

Selon Charles Pépin, la confiance en soi est indissociable de l’audace, et d’une ouverture aux autres et au monde.
Mais lorsque l’on vit une phase de recherche d’emploi, on manque parfois de retours, d’évaluations et de feedbacks de son environnement puisqu’on n’évolue plus dans un contexte professionnel. Alors que la reconnaissance sociale est un élément essentiel pour garder notre confiance en soi, nourrie entre autres par nos interactions sociales et professionnelles.


Sans être exhaustifs, ces conseils vous aideront tout au long de votre période de transition professionnelle :

– Construisez votre confiance dans l’action :
Plus l’on tarde à agir, plus la peur d’agir est grande… Et notre confiance de soi s’en trouve diminuée. Se mettre en mouvement nous fait prendre conscience que nous avons les capacités nécessaires pour changer notre situation et agir sur notre destin. Par exemple, si vos recherches avancent lentement, programmez des actions régulières pour gagner en confiance… avec audace ! Osez diversifier vos actions en vous fixant des objectifs atteignables, par petits pas réguliers.
Toutes les actions que vous entreprenez et qui donnent des résultats concrets, même petits, vous permettent de reprendre le contrôle, renforçant votre sentiment d’efficacité personnelle. Charles Pépin affirme que si l’action comporte un risque, elle apporte aussi un bénéfice : le « plaisir de constater les résultats et la confiance qui s’en dégage ».

– Consacrer du temps à des projets ou activités personnels motivants :
La confiance se nourrit du sentiment d’efficacité personnelle et de la reconnaissance que l’on ressent des autres. Vous investir dans des activités ludiques, sportives, bénévoles… vous permettra de vous sentir bien, ce qui est essentiel pour tenir dans la durée !

– Bien s’entourer :
Rester seul protège du regard des autres et prive de feedbacks bienveillants, alors que les relations positives et les moments de convivialité permettent un dialogue positif et un intérêt de votre interlocuteur sur votre expérience qui entretient la confiance en soi. Vous pouvez par exemple entamer des démarches réseau en sélectionnant avec soin les relations qui vous font du bien et en évitant les sources de pression et de dévalorisation.

Prendre soin de soi :
Cela est essentiel durant cette période. Vous serez plus avenant et dynamique si vous vous sentez bien dans votre peau. Faites du sport !

– Bien vous connaître, avec objectivité :
Faites le point sur votre parcours, vos réalisations et vos compétences développées avec un coach qui saura vous aider, sur la base de vos réalisations, à valoriser votre offre de services.

Le succès collectif : fondement d’une transition réussie

Le succès collectif : fondement d’une transition réussie

Dans un monde en perpétuelle évolution, les cadres dirigeants font souvent face à des périodes de transition qui peuvent s’avérer complexes et délicates. Dans de telles situations, il est essentiel de savoir s’entourer et de s’appuyer sur le succès collectif.

Le succès collectif repose sur la capacité à collaborer entre pairs de manière harmonieuse et à travailler ensemble vers un objectif commun. Les résultats obtenus sont souvent plus significatifs et durables. Cette approche favorise une synergie entre les différentes parties prenantes et permet de maximiser les avantages pour l’ensemble de la communauté.

Sur quoi repose le succès collectif ?

Le succès collectif repose sur la notion de collaboration et de cohésion au sein d’un groupe. Dans son livre « Transitions : Making Sense of Life’s Changes », William Bridges (auteur, conférencier et consultant en organisation américain) met en avant l’importance de la collaboration et du soutien collectif lors des transitions de carrière. Il souligne que les transitions ne se limitent pas seulement à des changements externes tels que la perte d’emploi, mais impliquent également des processus internes de deuil, d’adaptation et de redéfinition de l’identité professionnelle. Pendant cette période, les ateliers organisés par le Cercle Activ’ d’Alixio Activ jouent un rôle essentiel en offrant un espace de partage, de développement et de réseautage entre pairs pour les cadres dirigeants que nous accompagnons. Ces ateliers fournissent un cadre propice à l’apprentissage, au partage d’expériences et à l’échange sur les problématiques rencontrées pour avancer collectivement dans la bonne direction.

Comment crée-t-on le succès collectif ?

La transparence et la confiance mutuelle sont des éléments clés pour favoriser le succès collectif. Dans son ouvrage « The Five Dysfunctions of a Team », Patrick Lencioni (auteur d’ouvrages américain sur la gestion d’entreprise) met en évidence les dysfonctionnements courants qui entravent la collaboration. Il insiste sur l’importance de construire des relations de confiance solides et d’encourager une communication ouverte au sein de l’équipe.  En période de transition, ces éléments deviennent prépondérants, car ils permettent de gérer les incertitudes et les défis avec résilience.

Dans une démarche d’outplacement, le succès collectif est donc un moteur puissant pour permettre aux cadres dirigeants de naviguer avec succès à travers les changements. En favorisant la collaboration, la communication ouverte et la confiance mutuelle, les coachés peuvent surmonter les défis et atteindre des objectifs communs plus rapidement et plus efficacement. Et ainsi, atteindre leurs objectifs individuels. Comme le disait Helen Keller (autrice, conférencière et militante politique américaine) : « Seuls, on peut faire si peu, ensemble nous pouvons faire beaucoup ».

La chance, une compétence ?

La chance, une compétence ?

Et si la chance n’était pas que le fruit du hasard, mais une véritable compétence à développer ? Cadres dirigeants, découvrez comment l’apprivoiser et vous en servir pour atteindre vos objectifs professionnels.

La chance, un concept à géométrie variable

Pour certains, la chance est liée au hasard, pour d’autres, elle s’apparente à une récompense que l’on obtient grâce à un travail acharné. Elle est un concept à part entière, selon Éric Jean Garcia (chercheur – conseil en leadership et innovation managériale) et Phillipe Gabilliet (professeur de Leadership à ESCP Europe, spécialisé dans le management de l’anticipation et le développement des compétences de direction). Pour les cadres et dirigeants qui se retrouvent en situation d’outplacement, la chance peut être une alliée de taille pour rebondir et faire évoluer leur carrière.

La chance, une posture d’ouverture

« La chance sourit aux audacieux » disait Virgile.  Les personnes ayant une attitude positive et proactive ont tendance à créer des occasions et donc, à activer/ouvrir la « boîte à opportunités », selon Phillipe Gabilliet. Prouver ses capacités est essentiel pour valoriser son parcours et exercer son leadership. Les dirigeants doivent sortir de leur zone de confort, explorer de nouvelles possibilités et opportunités, tout en faisant preuve de résilience pour rebondir en cas d’échecs.

Mais comment provoquer la chance ?

La chance, une compétence à développer

La chance ne peut pas être considérée comme quelque chose que l’on possède. Elle n’est pas « ce qui vous arrive », mais ce que vous allez faire à partir de ce qui vous arrive. La chance est finalement quelque chose que l’on doit provoquer. Voilà sans doute la raison pour laquelle il est utile de distinguer l’expression « j’ai de la chance » et « j’aide la chance ». En d’autres termes, la chance vient à ceux qui la méritent, et si l’on veut être chanceux, il faut travailler dur et ne pas craindre de saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent, voire d’aller à la rencontre de celles-ci.

Supposons que vous êtes à la recherche d’un nouvel emploi, et que vous avez envoyé de nombreuses candidatures sans obtenir de réponse positive. Si vous appliquez le principe de « j’aide la chance », vous ne vous contenterez pas d’attendre que la chance vous sourît, mais vous chercherez activement des moyens pour réussir à décrocher un job.

En appliquant ce concept, vous augmenterez vos chances d’obtenir un job qui correspond à vos compétences et à vos objectifs professionnels. A l’issue de votre période de transition, vous pourrez dire que vous avez « aidé » votre chance en créant et saisissant des opportunités à la hauteur de vos espérances.

Cohérence et authenticité de son projet professionnel

Cohérence et authenticité de son projet professionnel

Construire un projet professionnel permet de savoir vers quel horizon on se dirige et plus précisément, de détenir la clé pour cibler efficacement sa recherche d’emploi et se donner un levier supplémentaire pour convaincre les décideurs !

Un projet se définit sur de multiples paramètres qui vont orienter, impacter la réflexion pour construire un ensemble cohérent et réaliste : son vécu professionnel , sa personnalité, ses aptitudes, ses motivations et ses valeurs. De façon plus imagée, assembler tous les éléments du puzzle ! C’est en regardant le passé qu’on se projette plus facilement et plus loin dans le futur.

Ainsi, la recette du succès repose une préparation approfondie, méthodique et une grande ouverture d’esprit sur l’extérieur. Son projet peut être une adaptation dans son métier actuel ou un véritable changement d’activité, on peut également avoir plusieurs projets. Il peut être aussi évolutif dans le temps.

L’essentiel est de savoir ce que l’on veut et pourquoi on le veut, basé sur le principe de réalité du marché de l’emploi. Un projet cohérent sera celui le plus en accord avec sa personnalité et ses atouts, autour d’une continuité de parcours choisi.
C’est l’assurance d’être lisible, convaincant vis-à-vis de ses interlocuteurs et l’assurance de pouvoir construire une bonne stratégie réseau qui permettra de cibler ses pistes et donc les opportunités correspondant à ses choix.

Claire Sillam,
executive coach chez Alixio Activ

Leadership : Que demande-t-on à un patron aujourd’hui ?

Leadership : Que demande-t-on à un patron aujourd’hui ?

Le contexte actuel de crises successives suscite chez les jeunes et les moins jeunes salariés, une exigence plus forte vis-à-vis de leur manager :

Il/Elle n’est pas en tête de ses troupes, tel Bonaparte sur le pont d’Arcole pour leur indiquer la direction à suivre, mais au milieu de son équipe pour communiquer, voire expliquer les objectifs et les moyens pour les atteindre.

Il/Elle partage les bonnes et les moins bonnes nouvelles.

Il/Elle récompense les réussites, prend les échecs sous sa responsabilité, permet le droit à l’erreur et encourage à grandir en les transformant en expérience.

Il/Elle doit être assertif car c’est rassurant, et en même temps, à l’écoute.

Il/Elle doit moduler son management en fonction de l’autonomie des collaborateurs. Il/Elle peut dans certains cas exercer un contrôle exigeant mais ne doit pas basculer dans le micro-management systématique aussi frustrant pour ses équipes que pour lui/elle.

Enfin, il/elle doit donner du Sens au travail quotidien et aux projets, et être attentif à la problématique de La Grande démission.

Il/Elle doit avoir des valeurs communes avec son équipe et surtout celles qui concernent le respect des personnes et de la planète.

Manuela de Pennart-Braghini,
executive senior consultante chez Alixio Activ

Entretien d’embauche : comment transformer une objection en opportunité ?

Entretien d’embauche : comment transformer une objection en opportunité ?

Lorsqu’un recruteur émet une objection, nous pouvons avoir des réflexes inefficaces : être sur la défensive, parler sans conviction, trop se justifier, se dévaloriser… Or, une objection ne doit pas nécessairement être perçue comme négative. Des techniques peuvent la transformer en opportunité. Comment tourner cette situation à votre avantage, afin de convaincre et faire la différence ?

Derrière chaque objection se cache une intention

Lorsque vous échangez avec un recruteur, souvenez-vous que les enjeux ne sont pas importants que pour vous. Votre interlocuteur a aussi l’objectif de devoir trouver le bon candidat pour le poste à pourvoir.

En faisant une objection, le recruteur n’essaie pas de vous piéger, mais de savoir si vous êtes la personne idéale pour occuper le poste. Pour cela, il peut donc émettre certaines réticences, pour analyser la manière dont vous allez réagir et quelle va être votre réponse. Pour être à convaincant le jour J, préparez-vous à répondre aux objections du type : « Vous êtes trop cher », « Vous n’avez pas assez d’expérience », « Vous ne connaissez pas bien notre secteur » … Cette préparation vous permettra d’être à l’aise et de rassurer votre interlocuteur, en démontrant votre crédibilité et votre maturité.

Se préparer à répondre aux objections

Si vous n’y êtes pas préparé à répondre à une objection, vous risquez de perdre vos moyens et de répondre de façon agressive ou non convaincante.

Pour gagner en assurance et transformer l’objection en opportunité, il est essentiel de bien vous préparer, physiquement, mentalement et émotionnellement.

Focalisez-vous sur ce que vous maîtrisez, vos compétences, vos qualités et vos atouts pour le poste. Veillez également à bien vous renseigner sur votre interlocuteur, l’entreprise et le poste auquel vous postulez.

Enfin, pour éviter de réagir de façon disproportionnée, il est essentiel de connaître les émotions qu’une objection peut déclencher chez vous, afin de vous entrainer à les maitriser. Comment ? Grâce à la respiration. Pour vous entraîner, imaginez-vous dans une situation qui peut vous contrarier. Lorsque que l’émotion arrive, respirez profondément pour prendre du recul et relativiser. Lors d’un entretien, cette technique vous aidera à ne pas laisser vos émotions prendre le dessus, et à répondre de manière calme et réfléchie à votre interlocuteur.

En amont de vos entretiens, adoptez une bonne hygiène de vie, pour être reposé et dynamique le jour J. Votre communication non verbale et votre posture seront révélatrices de votre état d’esprit et de votre niveau de motivation.

Utiliser des outils pour avoir plus d’impact

Pour répondre convenablement à une objection, il existe plusieurs techniques simples et efficaces :

  • Gagnez du temps

Essayez de faire parler votre interlocuteur pour avoir le temps de réfléchir à votre réponse. Et n’hésitez pas à le questionner pour avoir obtenir plus d’informations. Posez-lui des questions ouvertes pour l’inciter à développer sa pensée : « pouvez-vous m’en dire plus ? » ; « qu’entendez-vous par cela ? » …

Ces précisions vous aideront à comprendre où le recruteur veut en venir et donc à affiner votre réponse. De plus, cela montrera que vous êtes à l’écoute et que vous vous souciez des attentes de votre interlocuteur. De cette sorte, vous marquerez des points en renvoyant une image positive.

  • Reformulez la question

En reformulant la question posée, vous pourrez mieux percevoir où il veut en venir afin de répondre correctement. Soyez concis dans votre reformulation, pour apporter une réponse précise et vous positionner en apporteur de solutions et de compétences. Cette posture rassurera votre interlocuteur sur vos qualités de leader et votre capacité à être à l’écoute de vos futures équipes.

  • Soyez concret

Pour contrer une objection, rien de tel que la preuve par l’exemple. Appuyez-vous sur vos expériences passées pour convaincre le recruteur. Répondre en présentant l’une de vos réalisations aura deux bénéfices : vous replacer dans votre domaine de compétences, et permettre au recruteur de vous projeter sur le poste à pourvoir.

  • Utilisez le silence

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le silence peut s’avérer être un très bon outil en entretien d’embauche, que ce soit pour mieux écouter votre interlocuteur, accentuer un propos, reprendre vos esprits, ou encore négocier. Votre capacité à gérer les silences renverra une image positive et vous aidera à vous détendre pour rassurer et convaincre votre interlocuteur. Travaillez votre respiration en amont pour être à l’aise le jour J et suivez les conseils de nos coachs pour faire bon usage du silence face à un recruteur.

En suivant ces conseils, vous gagnerez en fluidité et parviendrez à transformer une objection en opportunité et en atout. Vous marquerez des points aurez un discours plus impactant pour convaincre le recruteur.