Intelligence collective et Coronavirus

Intelligence collective et Coronavirus

En ces temps très troubles de la montée du virus et du confinement obligatoire, il convient de se poser la question de la solidarité et des trésors d’imagination qui vont naître ici ou là pour permettre de mieux fonctionner en collectif.

A l’origine, était un groupe d’individus qui évoluaient en toute indépendance : les flashs d’information nous ont montré combien nos concitoyens pouvaient fonctionner en électrons libres, ne mesurant pas l’impact de leur insouciance sur la santé de tous. Parcs et marchés bondés, distance de sécurité non respectée, jusqu’à ce que tombe  « le couperet »… Il faut rester chez soi pour endiguer la pandémie.

Comment ne pas faire le lien avec ce qui se passe en entreprise et le développement de l’intelligence collective ?

Nouveaux modes de pensée, de posture et d’apprenance… Apprendre individuellement et apprendre ensemble… Dans un monde complexe en mouvement il convient de s’adapter en permanence, d’innover, de jouer sur l’intelligence collective, de construire une vision partagée. Ne disons-nous pas « nous » plutôt que « je » dans les organisations ? Quel beau parallèle avec la situation ambiante actuelle : apprendre à se recentrer pour mieux penser aux autres et partager une nouvelle vision de la réalité.

C’est en cela qu’il est nécessaire de :

  • Donner et prendre du temps : se donner le droit à l’erreur, savoir prendre du temps pour en gagner ensuite
  • Apprendre en équipe et développer les relations interpersonnelles, la confiance mutuelle et un esprit solidaire
  • Faire le jeu du collectif plutôt que de l’individuel pour gagner en efficacité et bon sens

Au sein des organisations de nombreux outils et méthodes font légion :

  • Le feedback pour lequel il convient de savoir en donner et aussi en recevoir
  • Le brainstorming pour développer la créativité, générer des idées sans restriction
  • Les réseaux apprenants où l’on part des résultats attendus comme un changement profond de culture, de posture managériale
  • Le Lean qui insiste sur l’amélioration des processus et implique l’ensemble des collaborateurs avec en toile de fond un apprentissage collectif
  • L’action Learning partant de problèmes complexes à résoudre pour conduire les participants à travailler de manière collaborative sur un mode réflexion – action et développer leur Leadership
  • Le teambuiling ou cohésion d’équipe qui permet de construire et renforcer le collectif
  • Les groupes d’échanges de pratiques où chaque participant peut repartir avec des solutions sur la problématique qu’il amène au groupe
  • Le coaching d’équipe qui vise la progression des personnes et le système dans lequel elles évoluent…

La liste est longue… N’est pas Prévert qui veut !

J’insisterai en particulier sur le Codéveloppement cette approche issue de nos amis canadiens (Adrien Payette et Claude Champagne : quelle belle association prometteuse de réjouissances) qui ont su transformer l’Action Learning de Kurt Lewin et utiliser le terreau des expériences vécues par les participants.

Chacun peut apprendre à la fois individuellement et se nourrir de la puissance et de l’énergie du groupe.

Tous ont la même ambition : apprendre à aider et être aidé en s’enrichissant de l’intelligence collective et progresser sur les enjeux majeurs de chacun.

L’animateur-facilitateur aide au bon déroulement de la démarche respectant l’écologie du client et de chacun des participants.

Sans lien hiérarchique les membres du groupe se réunissent régulièrement et évoluent au fil du temps dans leur pratique professionnelle.  Prendre du temps pour se poser et parler de ses projets, préoccupations ou problèmes peut paraître un véritable luxe mais au combien utile et accélérateur dans un groupe.

Un des membres « le client » expose son sujet et va être aidé par les autres participants « les consultants ». Chacun dans la démarche proposée va pouvoir être acteur et aider le client à appréhender la situation sous divers angles. Les consultants prennent en compte le contexte bien sûr de la situation mais ils cherchent surtout à comprendre comment le client vit cette situation.  Se mêlent les impressions ressenties, l’expérience de chacun, les témoignages, les résonnances par rapport à leur propre vécu.

Notre cher client est valorisé et reconnu, soutenu dans les actions menées et dans celles qu’il va pouvoir initier.

Le jugement est banni, mais sont bien présents le parler-vrai, la bienveillance dans un espace de confiance et de confidentialité. Chacun renforce sa capacité d’écoute, partage, confronte et surtout développe un esprit de coopération, de soutien et de solidarité.

Le résultat : un foisonnement d’idées, quelques unes étant décalées, des partages d’expériences, des recommandations, des conseils, des préconisations, des valorisations de ce qui a déjà été tenté.

Vous voyez le corollaire avec le coronavirus… Outre 2 syllabes communes, il est opportun de s’inspirer de l’intelligence collective qui au pic de son développement en entreprise produit des effets bénéfiques et contribue à susciter créativité et innovation avec un impact fort sur le développement économique.

Je vous laisse juges… Mais que diriez-vous de mettre à profit cette belle intelligence collective dans cette période où le Coronavirus nous rend vulnérables et impuissants et où solidarité, soutien, bienveillance devraient cohabiter ? Ne pourrions-nous pas utiliser cette période de confinement non pas comme une contrainte mais plutôt l’opportunité de nous recentrer sur des valeurs communes et se codévelopper ? Bien des sujets pourraient être abordés sous cette forme et nous ne serions vus non pas comme des personnes indisciplinées, individualistes mais comme créatives et pleines de ressources… Et c’est vers cette direction que je vous invite à phosphorer.

Un article de Annie Visco, Senior Executive Coach, Alixio Activ

L’approche systémique de Palo Alto

L’approche systémique de Palo Alto

Véritable sujet tendance, prisé par tous les férues de psychologie, l’utilisation de la « Méthode Palo Alto » nécessite une véritable expertise dans sa mise en oeuvre.

L’approche dite systémique de Palo Alto est un outil de coaching incontournable, pour atteindre ses objectifs professionnels au travers d’actions concrètes.

Pour en comprendre le fonctionnement dans sa globalité, découvrez notre infographie ci dessous.

3 conseils pour bien réseauter

3 conseils pour bien réseauter

Après une première carrière de salarié, se lancer en tant qu’indépendant c’est comme repartir de zéro. Pourtant, vous pouvez compter sur votre réseau à condition d’adopter la bonne attitude pour l’aborder de nouveau et l’enrichir. Voici trois conseils pour bien réseauter.

Conseil n° 1 : Recentrez votre expertise

Le consultant doit s’approprier son rôle de conseiller celui qui recommande sans s’imposer. Le temps est révolu où votre fonction dans votre entreprise suffisait à vous rendre légitime. Il est temps d’envisager votre parcours en termes de compétences.

Si vous étiez par exemple Directeur Marketing, ne vous valorisez pas sur des campagnes imposantes que vous avez pu piloter par le passé, mais en vous appuyant sur des ressources humaines que vous n’avez plus. Vendez vos expertises et les prestations à « taille humaine » (analyse de marché, études de groupes qualitatives…) que vous saurez mener à bien seul, avec plaisir et talent.

Faites un bilan professionnel et personnel de votre offre de service :

  • Quelles sont vos compétences ?
  • Quelles sont vos cibles ?
  • Quels sont vos points forts et vos qualités humaines, votre « savoir-être » ?
  • Qu’aimez-vous faire le plus ? Plus vous aurez de plaisir dans votre travail, mieux vous le vendrez.
  • Quels sont les milieux dans lesquels vous êtes le plus à votre aise ?
  • Quel est votre réseau ? Est-il adapté à vos objectifs ?

Bannissez CV et autres résumés de votre parcours non orientés vers votre objectif immédiat : décrocher une mission en entreprise. Renseignez-vous plutôt avant le rendez-vous sur les besoins de votre contact. Présentez une biographie rapide dans laquelle vous mettrez en valeur les trois points clés qui font de vous la personne la plus qualifiée pour répondre à cette demande.

Conseil n° 2 : Intéressez-vous sincèrement aux autres

La générosité désintéressée, c’est le moteur essentiel d’un réseau. Lorsque vous prenez contact, que ce soit pour demander un conseil, une recommandation ou initier directement une relation commerciale, soyez curieux des attentes, des centres d’intérêts professionnels et personnels de votre interlocuteur. Cherchez toujours la valeur ajoutée que vous pouvez offrir à votre interlocuteur : un contact, une information pertinente, une invitation à un événement.

« Googlelisez » votre interlocuteur avant d’entrer en contact avec lui. Avec les blogs, les réseaux sociaux virtuels, de nombreuses informations aussi bien professionnelles que personnelles sont en accès libre. Vous vous découvrirez certainement de nombreux points communs qui accéléreront la mise en relation. C’est un passionné de photographie ? Vous aussi ? Pourquoi ne pas l’évoquez au cours de l’entretien ?

Conseil n° 3 : Changez de lunettes ! Pour voir le formidable réseau dont vous faites partie

Il faut apprendre à déceler toutes les opportunités de contacts et chausser des lunettes à vision panoramique. Pour éviter les œillères, il faut ainsi décloisonner systématiquement opportunités pro et perso. Dans la plupart des cas en effet, les premières missions se trouvent aussi bien en mobilisant ses amis, parents, anciens d’école qu’anciens clients ou fournisseurs.

Saisissez toutes les opportunités de contact.

Soyez ouvert, la chance sourit aux audacieux ! « Au café, l’un de mes clients me confiait son rêve d’intégrer un groupe de travaux de peinture reconnu quand nos voisins nous demandent des cacahuètes. J’engage la conversation. La jeune femme est assistante du DRH de cette même société ! » raconte Catherine Pompéi. Comment provoquer le hasard ? « Soyez toujours attentif à tout ce qui se passe autour de vous » conclut-elle. À la piscine, au café, dans un rendez-vous de networking…, tous les contextes seront bons si vous restez ouvert aux échanges. »

Les sept péchés capitaux d’une prise de fonction

Les sept péchés capitaux d’une prise de fonction

Le nouvel arrivant bénéficie parfois à son arrivée d’attentes positives qui lui permettent de donner une nouvelle impulsion ou même de prendre les mesures de sauvegarde indispensables. Mais attention de ne pas tout gâcher…

1er péché : L’automate

Il arrive avec des solutions toutes faites issues du passé qu’il plaque

2ème péché : Le colonisateur

Il vient avec ses équipes

3ème péché : L’indécis

Hésite à se séparer de collaborateurs dont il sait qu’ils ne feront pas l’affaire

4ème péché : Le frileux

Veut tout comprendre avant d’agir

5ème péché : Le perfectionniste

Veut trop bien faire

6ème péché : Le complaisant

Oublie de fixer les règles du jeu des collaborateurs

7ème péché Le prétentieux

Sur communique, fait des grands messes et critique le passé